Mantes Histoire

Chapelle Saint-Jacques du cimetière


Position approximative : 48.98525,1.71664.

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Située sur le boulevard Duhamel, dans le cimetière de la ville, la chapelle Saint-Jacques, encore trop peu connue, est un des rares édifices religieux de Mantes à être parvenus jusqu'à nous. Malgré cela, elle présente un intérêt certain tant pour son architecture que pour son histoire, liée à celle de la ville.

Historique

La chapelle Saint-Jacques aurait été fondée par Martin ou Guillaume d'Ascon, laquelle chapelle il aurait léguée au chapelain de la léproserie Saint-Lazare, située à côté.

Au 15e siècle, elle fut détruite au cours des troubles et guerres contre les Anglais, et elle fut reconstruite entre février 1486 et juin 1488. Cependant, elle ne devait pas tenir longtemps, car dès 1605, il fut nécessaire de la réédifier, car elle avait été victime du courroux du comte de Brissac (qui avait également brûlé l'église Saint-Pierre et saccagé le cimetière) lors des combats contre la Ligue. En 1608, Jean Ravault et Charles Colichon firent faire la charpente et récupérèrent des pierres tombales au cimetière pour en faire le pavage. Les travaux furent terminés en 1623.

Aujourd'hui, la chapelle n'a plus d'usage liturgique, mais elle a été réaffectée en salle d'exposition, initiative heureuse qui permet de la laisser ouverte au public.

Architecture

Extérieur

Bâtie en moëllons, la chapelle, dont la façade fait pignon vers le cimetière, est constituée d'une nef simple de 3 travées terminée par une abside renforcée par des contreforts. Au milieu de sa longueur, elle est surmontée d'une lanterne. La façade est percée d'une porte centrale, mais aussi d'une petite porte en hauteur, à laquelle on accède par une échelle métallique pour aller dans les combles. Elle possède également deux portes latérales, chacune surmontée d'une niche ayant contenu une statue: au nord avec Saint-Michel et au sud, avec Saint-Roch. Cette dernière porte est encadrée de deux très anciennes pierres tombales. Les fenêtres sont en arc brisé.

De façon générale, cette chapelle donne une impression d'inachevé et est assez curieuse malgré son architecture simple. Elle est assez haute et large et laisse à supposer qu'elle aurait dû être plus longue. La façade et la première travée sont totalement dépourvues de fenêtres. On s'attend presque à voir surgir un transept à la place des portes latérales et une véritable nef en continuité du corps déjà existant.

Intérieur

Les murs sont entièrement enduits d'un plâtras lisse et blanc. Ceux-ci ne sont soutenus d'aucuns piliers. Le plafond, refait au 20e siècle, est charpenté. L'intérieur a été cloisonné, séparant le bout de la chapelle côté façade du reste de l'édifice, sans doute à but d'entreposer des objets à exposer. Un élégant balcon de bois est au-dessus de ces cloisons.

Les vitres sont remarquables. Bien que trois des neuf vitres soient en verre blanc, trois représentent des motifs ornementaux, et les trois dernières sont figuratives et représentent des scènes en rapport avec la maladie, les afflictions et la mort.

Le sol est presqu'entièrement pavé avec des pierres tombales, très anciennes, qui doivent être là depuis 1608. L'une d'elle peut encore être datée de l'an de grace mil ccc quatre vinz et treize (1393). Hélas, elles sont presqu'effacées, une restauration s'impose d'urgence pour préserver ce qui est encore lisible.

Éléments associés