Mantes Histoire

Château


Dès les origines, ou tout au moins dès le 10e siècle, Mantes possédait un château sous la forme d'une motte castrale en vue de la défense de la frontière avec la Normandie. Puis une tour lui fut adjointe, la tour de Ganne, qui était un édifice fortifié massif. À cette tour était accolée la chapelle Saint-Lubin, réservée aux comtes et à leurs officiers. De par sa position, il constituait une excellente défense contre l'envahisseur. Il abrita bon nombre de rois capétiens qui, conscients de l'intérêt stratégique de la ville, y résidèrent volontiers, à commencer par Louis VI, et jusqu'à Henri IV lors des guerres de religion. Ensuite, Mantes perdant de son intérêt pour les rois, le château fut peu à peu désaffecté. Le château de la motte fut modifié et remplacé par un hôtel où vivaient des prêtres (la rue qui le desservait devint par ailleurs la rue du Cloître Notre-Dame), et la tour de Ganne se délabra progressivement jusqu'à fondre d'un coup en 1711 sur les tanneries. Philippe d'Orléans ordonna alors la démolition des autres parties du château afin d'en récupérer les matériaux et construire une caserne. La démolition eut lieu en 1719, mais la construction ne se fit pas à cause de la dévaluation des billets de banques destinés à financer les travaux, et les choses restèrent en l'état. L'on construisit juste des écuries à la place.

Aujourd'hui, il ne nous reste plus grand chose du château. La maison de la Motte est toujours là pour nous rappeler la motte castrale, à l'emplacement même du premier château, sur sa butte. Depuis la rue des Tanneries, on peut encore voir en surplomb, à l'emplacement de la tour de Ganne, un écusson sculpté dans la pierre. En recherchant unpeu dans le square du château, sur les abords, des pierres taillées sont encore éparses, ainsi que des éléments de colonnes. Bien d'autres éléments de colonnes similaires sont entreposés dans des caves de la rue du Fort, visibles aux yeux de tous, et faisaient probablement partie du château. Vers le bout de la rue des Tanneries, quelques éléments sont encore décelables, encore en place.

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